
… just like Kunihiko Katsumata’s skyline.






Ed Van Der Elsken : Een Liefdsgeschiedenis In Saint Germain Des Prés (De Bezige Bij, 1956)
Elle n’a pas les yeux qui flinguent. Elle a le baiser glouton, la salive épaisse de la jeune femme qui fume/boit/suce trop pour oublier son papa.
Dans les histoires d’amour, dans le couple, il y a cette impression de vieille banquette usée au fond d’un bar enfumé. Mais ce n’est pas ça. La soie de ses mains glauque sur la soie de son sexe.
Le détail, c’est la bague au doigt, comme une cuisine sans frigo, une berline sans connard au volant. Ce connard est là, qui lui mange la bouche comme les marshmallows grillés de l’amerloque. La guimauve, il y a dans ces yeux romantiques. La guimauve, la mièvrerie et la paresse caractéristique que les bourgeois cultivent (en prétendant le contraire) quand ils parlent sans cesse d’amour…
Les trucs colorés
25 juillet 2009

C’est le premier jour. Il y a les toit, le bois, le con de clochedu qui roupille sous les tuiles. Il pleure en matant les trucs colorés qui servent de décoration d’ciel. Il transpire, ça lui rappelle Rachel, la connasse beauté qui lui servit de maîtresse en 1984.
Ils allaient au restaurant, se rentraient l’un dans l’autre un peu partout, dans des parcs, des cinoches, des bagnoles… les roubignoles asséchées par la pratique accélérée de l’amour sexuel. “Tu as mes lèvres rouges d’envie”, lui disait-il…
